
Les CONFIDENCES SONORES dont je vous rabâche les yeux sur ce blog implantent leurs chantiers de Janvier à Avril 2011 sur quatre cités en proximité immédiate de Lorient : par ordre de diffusion en ces lieux, Guidel, Queven, Pont Scorff et Inzinzac Lochrist. Initialement nous devions opérer dès 2010 sur la seule cité de Pont Scorff. Sagesse, opportunité, éveil des opérateurs culturels et l’abnégation du Strapontin (Le centre de la parole sur Pont Scorff) nous amènent à différer sur 2011 cette opération. Comment dit-on ?: « bien nous en a pris ».
Aujourd’hui, à la veille des représentations, je me permets de tirer un bilan d’étape, il est strictement personnel et n’engage bien évidemment aucun de nos partenaires. Ceux d’entre vous qui souhaitent recueillir leur point de vue peuvent par le truchement du net ou de tout autre support informatif, collecter leurs coordonnées et ainsi leur poser directement la question.

Certes notre chantier à cinq mains n’a pas été facile à interpréter pour des raisons évidentes au premier rang desquelles la conjugaison de cinq plannings. Bien évidemment nous avons usé de pédagogie et de diplomatie pour établir la confiance et, l’investissement de notre structure tant dans les contacts préalables qu’à l’intérieur de l’animation d’un réseau de 5 partenaires, fut déterminante. Certes il a fallu, parmi les quatre structures se répartir la tâche et des volontaires se sont montrés plus volontaires que d’autres, encore que chacune et chacun se soient sentis, en phase avec sa promesse d’engagement initial.
Le principal impact va concerner la communication et l’écho de notre mise en phase. Me semble t-il du moins, nous n’avons ni signé de partenariat, ni contracter tel ou tel accord avec cette télé ou ce journal, aussi, l’écho média de cette opération est simplement énorme. Nous recueillons un relais presse, TV et radio impressionnant. Ouest France et particulièrement le Télégramme ont mis un point d’honneur à suivre chacune des étapes de réalisation du projet, ce qui donne en pages principales plus d’un dizaine d’articles échelonnés de Janvier à Avril (à chaque fois accompagné de photo). Les périodiques tels « le cri de l’ormeau « se sont « fendus » pour relayer de manière réelle, au delà de l’anecdotique mention des dates, notre actualité. Chacun des bulletins municipaux, chacun des sites internet des communes… Deux télévisions vont relayer notre mutualisation crétive : Ti télé me consacre deux émissions de deux heures et France 3 capte depuis le démarrage du projet. Pour finir France Bleu Breiz Izel rejoint le mouvement et déclenche, à l’approche des représentations, une opération très large, reportages, interviews, jeux, disques à gagner… J’ai l’impression qu’il « faut en être » et que des partenaires s’associent de manière naturelle au projet, ici FBBI mais pas seulement. Il est à mon sens évident que la mobilisation de quatre structures sur quatre mois induit une prise en compte et un relais qu’aucune de leurs actualités n’a pu susciter jusque là.
Côté impact sur la population, chacune des étapes relayées de cette façon, saura ébruiter une rumeur positive relativement au projet. Cette addition de rumeurs positives se traduira par des fréquentations conséquentes aux spectacles, déjà les réservations bougent bien. Rappelons les stades qui échafaudent notre process d’intervention :
1 recherche par la structure d’accueil de relais dans la population
2 rencontre de Jean Louis pour info globale
3 sélection des confidents potentiels
4 visite à deux reprises des confidents : une première fois accompagné, la seconde fois seul
5 écriture et validation des écrits succédant aux collectes
6 enregistrement par d’autres voix que les porteurs de confidences

Chacune de ces 6 étapes a généré chez chacun des acteurs concernés, un intérêt à diffuser un écho positif auprès de son entourage plus ou moins immédiat. Le « confidentié », le lecteur, puis par la suite leurs propres entourages génèrent et participent au bouche à oreille. Ce bouche à oreille est encore plus conséquent lorsque nous intervenons en médiathèque et en école (cf ce que nous faisons en ce moment dans le Coglais)
Notre collaboration va déboucher en avril sur 7 spectacles, 7 occasions de rencontres et de partages auxquels s’ajoute une master class. Cet impact territorial n’a pas été sans éveiller l’intérêt des partenaires territoriaux de nos structures d’accueil et, au-delà, les collectivités dans leur ensemble qui émargeront de manière conséquente au projet. Via les Confidences sonores, des structures de diffusion implantées sur des segments artistiques différents (Musique, parole, arts de la piste, établissements généralistes aussi) se sont inscrites pour la première fois au cœur d’une action territoriale d’ampleur collective, alors que jusque-là chacune demeurait sur son territoire en un temps, en un lieu et sur une date.
Cette ampleur collaborative, dépasse les ententes habituelles sur des plannings, qui existent sur le pays de Lorient (GPS). Force est aussi de constater que les Confidences sonores permettent aux partenaires jusque là peu familiers des actions « hors les murs » de s’inscrire davantage au cœur de leur territoire.
En définitive notre projet écrit aujourd’hui à cinq mains va laisser traces et actes. Il est signe de la capacité à mobiliser des acteurs de terrain enclins, jusque là à fonctionner séparément, il déclenche pour chacune des structures des ouvertures en terme de publics et de collaborations sur sa commune et au delà, il génère une rumeur dans la population et s’inscrira, de manière sans doute éphémère, dans l’imaginaire populaire. Et ce projet parle des gens. Il parle et part des gens, s’en inspire et leur est destiné, sans démagogie et sans facilités. De manière impliquante et juste , ce projet me nourrit et j’en suis fier.
